White Boy Rick – Baron de la drogue à 14 ans

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Les histoires d’ascension et de chute de malfrats qui tentent de s’emparer du rêve américain ont été racontées à maintes reprises au cinéma depuis Scarface. Par contre, ce qui distingue ce film, Undercover – Une histoire vraie (celle du plus jeune informateur du FBI, surnommé White Boy Rick), c’est la façon inattendue dont il aborde le sujet. Au lieu de recourir à un rythme nerveux et répétitif, le cinéaste préfère se concentrer sur les personnages, une famille qui lutte pour s’élever au-dessus de sa condition quand les chances ne sont pas en sa faveur…

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SPOILER – Undercover – Une histoire vraie commence en 1984, lorsque Rick, garçon de 14 ans de Detroit vit avec son père (Matthew McConaughey) dans un quartier pauvre, où règne crime et trafic de drogue. Avec le rêve d’ouvrir une chaîne vidéo-club, le père (Rick Sr.), vend des armes à l’arrière de sa voiture : il a un permis de vente pour cette activité qui pourrait les aider à atteindre leurs objectifs.  Ils essaient de rester discret car il flirtent avec l’illégalité (leurs clients ne sont pas des enfants de cœur), mais ils finissent malheureusement par attirer l’attention. Deux agents du FBI ainsi qu’un détective de la brigade locale des stupéfiants approchent l’adolescent car c’est plus facile pour eux de travailler sur lui, le plus jeune, en lui promettant que son père ira en prison s’il ne joue pas l’informateur. Ils vont même lui financer un stock de drogue pour qu’il la revende, afin d’établir des liens avec des gangsters dans le collimateur des stups. C’est une mission lucrative mais dangereuse pour l’adolescent, dont le duvet qui lui sert de moustache rappelle sans cesse sa jeunesse.

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Mais après avoir aidé le FBI à coffrer un important baron et sa bande, il prend une balle dans le bide en guise de représailles. Amoindri et toujours pauvre, il apprend ensuite qu’il à un enfant : cela le pousse à reprendre ses activités dans la rue d’autant plus qu’il n’est pas autorisé à retourner à l’école en raison de son passé criminel, malgré les signes répétés de sa déscolarisation tout au long du film. Il se retrouve alors arrêté à l’âge de 17 ans et condamné à la prison à vie (et oui, pour cela il suffit de se faire choper avec une quantité de stupéfiant supérieure à 650 grammes).  Bien qu’il ait finalement été libéré sur parole quelque 30 ans plus tard, cela montre la sévérité des lois de ce pays, ainsi que le danger de travailler avec les flics, qui peuvent te laisser tomber alors qu’ils ont promis de te couvrir…

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Il y a assez peu de personnages secondaires marquant mais McConaughey est déchirant en père essayant de garder le cap quand l’espoir ne tient qu’à un fil. Son jeu est précis comme une lame de rasoir. Et le jeune Richie Merritt impressionne ! A 17 ans, c’est une véritable révélation. Le film ralentit un peu dans sa deuxième moitié, hasardant vers la vie amoureuse de Rick. C’est dommage parce qu’il y a une trame sous-jacente qui mériterait plus d’attention : la « guerre contre la drogue » des années 80 était principalement un plan pour garder les prisons américaines remplies de jeunes black et par la même occasion bien les torturer mentalement.

Après avoir été acclamé par la critique pour son premier long métrage nommé ‘71 sur l’IRA en 2014 et connu pour la réalisation d’émissions de télévision britanniques comme Dead Set et Criminal Justice, le réalisateur Yann Demange quitte donc l’Europe pour les États-Unis afin de diriger ce film. A première vue, c’est un choix étrange pour un réalisateur d’origine française qui a vécu en Angleterre pendant la plus grande partie de sa vie… En tout cas il s’attaque méthodiquement à l’Amérique urbaine et la toile de fond de Detroit en délabrement dans la torpeur des années 80, au plus fort de l’épidémie de crack, offre un vaste territoire pour explorer les thèmes du récit comme la faillite personnelle, et fait écho aux perspectives anéanties et aux désillusions des personnages.

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Visuellement, c’est impressionnant, solennel, mais aussi d’une grande beauté et sur le plan musical, Undercover – Une histoire vraie est exceptionnellement bon : tout, de l’ambiance de discothèque afro à la fin des années 1980, en passant par les classiques du hip-hop comme Run DMC et Eric B & Rakim, sont bien introduis et collent parfaitement au scénario. Pour finir, je dirais que ce film présente une dichotomie fascinante où en tant que spectateur nous souhaitons que les protagonistes s’en sortent, mais on nous force aussi à faire face à une réalité complexe qui donne à réfléchir. Mais Undercover – Une Histoire Vraie, ou White Boy Rick en vo aurait pu être un biopic plus percutant, car les mécaniques utilisées sont finalement assez classiques. On a frôle le chef d’œuvre !

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Casting

Matthew McConaughey
Richie Merritt
Bel Powley
Jennifer Jason Leigh
Brian Tyree Henry
Rory Cochrane
RJ Cyler
Jonathan Majors
Eddie Marsan
Taylour Paige
Bruce Dern
Piper Laurie

 

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