Doc Gynéco interviewé par un Facho et un Barbu

 

Notre note
Beats Solo3 Wireless
9.7 Exceptionnel
Powerbeats Pro Wireless
9.5 Excellent
Beats Studio3 Wireless
9.3 Excellent
Modèle
Beats Solo3 Wireless
Powerbeats Pro Wireless
Beats Studio3 Wireless
Critiques
exceptionnel
54 220 votes
exceptionnel
42 408 votes
exceptionnel
41 008 votes
Disponible surDisponibleDisponibleDisponible
Visiter la pageVisiter la pageVisiter la page

Interview_doc_gyneco_allo_rap

Doc Gynéco au fond du gouffre ? Lis bien cette interview moisie et tu te rendra vite compte que Bruno est un faux caliméro, mais un vrai manipulateur. Il arrive à faire passer son amourette médiatique avec Sarkozy comme un banale dépucelage marquant son entrée dans l'impitoyable monde des adultes avides de pouvoir. Lol. Faut quand même pas pousser mémé dans les orties…

 

 

Naulleau (le barbu) : Il va où son cœur l'emmène, mais aujourd'hui il en a gros sur le cœur, puisqu'il serait à l'en croire le paria du rap français, le maudit des média, lesquels lui feraient payer son engagement passé auprès de Nicolas Sarkozy. Le chanteur de Première consultation tente une consultation de la dernière chance chez les bons docteurs Zemmour & Naulleau, c'est dire si son cas est grave, notre dernier invité est Bruno Beausir alias Doc Gynéco. Bonsoir Doc Gynéco.

Doc Gynéco : Bonsoir.

Naulleau : Soyez le bienvenu.

Doc Gynéco : Merci.

Naulleau : Alors il paraît que vous êtes déprimé. Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez relu les œuvres complètes de Christine Angot, parce que vous auriez dû me demander je sais que c'est mauvais pour la santé, vous n'auriez pas dû faire un truc comme ça… J'ai lu une interview terrible dans le parisien : « Je n'ai plus la force de me battre ». Qu'est-ce qui se passe ?

Doc Gynéco : Oui, oui. Non, c'est que, quand on a évoqué Christine dans cette interview, c'était pour parler de ce qu'elle avait dit sur moi, on me demandait si ça m'avait choqué ou pas, si ça m'avait blessé parce que vous connaissez son style, elle est un peu…

Zemmour (le faf) : Son manque de style surtout…

Rires du public.

Doc Gynéco : Elle peut détruire celui sur qui elle écrit.

Naulleau : Surtout le lecteur.

Zemmour éclate de rire.

Doc Gynéco : Moi j'ai simplement dit : « Elle a parlé de mon corps mais pas de mon âme », et je l'en remercie…

Naulleau : Il n'y a pas que ça, vous parlez de vos amours passés avec Christine Angot, écrivaine germanopratin dont la réputation cesse avec les limites du périphérique, mais ça avait l'air d'être plus général, vous aviez l'air d'avoir pris trop de coups, d'être vraiment déprimé, on était inquiet pour vous, alors que l'on est pas spécialisée dans la remise en forme des invités !

Doc Gynéco : Oui, vous savez d'où je viens, vous êtes des gars super cool et sympa avec moi. C'est pas tout le temps le cas, bon et vous savez d'où je viens, qui je suis. D'autres non. Ils m'ont stéréotypé, ou analysé d'une façon romancée justement. Vous, vous savez que je sors un peu du 18e et que je me débrouille tant bien que mal…

Zemmour : Moi aussi.

Doc Gynéco : Mais tu as un truc en plus. Je sais pas…

Rires du public.

Naulleau : Mais avant de poursuivre le check-up, c'est le moment venu de tirer le portrait de l'invité, c'est la séquence 1 minute 30 chrono de l'excellent Tristan Carlier :

Doc Gynéco alias Bruno Beausir, un rire, Bruno Beausir alias Doc Gynéco, un drôle de numéro, « Est-ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous grattouille » (Doc Gynéco sur Europe 1). 1994, on le découvre comme membre du groupe Ministère A.M.E.R, à l'époque, il se la joue provoque : « On dit dans notre disque qu'il faut aller brûler un commissariat et sacrifier du poulet. Quoi de plus normal ? ». Plaintes, condamnations, amendes, c'est décidé Doc Gynéco se lance en solo, drogue, drague, sexe, plusieurs albums et des succès à la pelle pour le rappeur de Porte de la Chapelle. « Moi je ne fais que chanter des comptines » (Doc Gynéco sur un plateau de radio), à défaut de rap le Doc dérape : Il fait chanter Johnny, Bernard Tapie, et se rapproche de Nicolas Sarkozy. « Il faut voter Nicolas Sarkozy… Il n'y a pas à tergiverser » (Doc Gynéco en interview vidéo). Une amitié bien enfumée : « Nous, on se parle par télépathie » ; « Les grands esprits se rencontrent ». Une alliance qui rime avec méfiance : « Je sais encore pas si c'est une erreur ou pas » (le Doc sur Europe 1), et un engagement qu'il paiera comptant : « Les gens avaient absolument envie de me voir mort » (Doc interviewé par téléphone). Nous sommes en 2007, Gynéco est à fleur de peau : « On va te plier en deux, je vais t'arracher tes couilles, je vais te bouffer le cul, je vais te lécher la chatte, fait attention, Tu veux mourir ? » (le Doc vénèr, debout en face d'un animateur). Pourtant Doc ne lâche pas, produit par le fils de Nicolas, son dernier album ne marche pas, le conduit tout droit au Pôle Emploi, amère sans son le ministère, Doc Gynéco 5 ans plus tard, retourne à la case départ : « J'ai envie d'être astronaute maintenant » (le Doc en interview vidéo).

Naulleau : Bon, Doc Gynéco, reprenons les choses dans l'ordre, on vous ferait « conditionnel » payer votre engagement auprès de Nicolas Sarkozy, mais d'abord, en quelques mots, les raisons de cet engagement, on revient un peu à l'époque de la présidentielle :

Doc Gynéco : En fait c'était l'attrait ou l'envie d'aller visiter le monde, le milieu politique, parce que j'ai cru à tort que c'était vraiment merveilleux, idyllique, que j'allais pouvoir trouver de l'inspiration, des belles choses…

Zemmour : Vous pensez que j'ai un truc en plus, mais vous, vous avez un truc en moins là…

Doc Gynéco : Exactement, je le savais pas.

Naulleau : L'attrait pour le milieu politique, je comprends, mais pourquoi Nicolas Sarkozy, qu'est-ce qui vous plaît dans son message, pourquoi vous être engagé ?

Doc Gynéco : C'est sûr que dans l'idéologie, on va penser que ça se rapproche pas de mois.

Zemmour : Ça, on n'en sait rien après tout.

Doc Gynéco : On n'en sait rien après tout.

Naulleau : Mais vous, qu'est-ce qui vous a séduit ? C'est quoi qui vous a attiré dans le message sarkozystes ? Un fait ?

Doc Gynéco : En fait c'est la personne hors contexte, hors caméra, vous l'avez rencontré, c'est votre métier, vous savez faire la part des choses, la différence entre lui qui joue, le politicien, et quand il est hors caméra.

Zemmour : Et vous, vous ne savez pas faire la part des choses ?

Doc Gynéco : Je sais faire la part des choses, j'ai su la faire, mais j'ai pas voulu la voir tout de suite.

Zemmour : Moi ce qui m'intéresse dans notre histoire, sans vouloir vous vexer, c'est pas vous, c'est ce que vous révélez, il y a quand même une chose qu'il faut dire, qui soit pour Sarkozy ou pas, en fait on s'en fout complètement…

Naulleau : On s'en fout pas, dans le rap c'est plutôt minoritaire.

Zemmour : Mais voilà, justement, c'est ça qui est intéressant, les réactions d'intolérance, de sectarisme, dans le milieu du rap et dans le milieu du showbizz en général, qu'il a suscité. C'est ça qui m'intéressait, vous comprenez ce que je veux dire, et là aujourd'hui, j'ai l'impression que vous faites repentance, c'est à dire que vous dites « oui, j'ai pas voulu, je recommencerai plus ».

Doc Gynéco : Non.

Zemmour : En plus vous aviez dit des choses intéressantes, vous parliez de Sarkozy, peu importe, vous avez dénoncé la montée de l'islam dans le rap, la montée de l'antisémitisme dans le rap, tout ça, vous l'avez pas inventé, tout ça existait. Vous étiez le seul à oser le dire, vous avez payé tous ça. Maintenant, j'ai l'impression que vous vous couchez devant tous ces gens parce que vos albums ne se vendent pas, et que vous dites « ça va, je ferai le gentil »…

Naulleau : Réponse de Doc Gynéco. Est-ce que vous faites repentance à votre retour ?

Doc Gynéco : En fait, le problème de fond, c'est ce que j'ai vu dès le départ, c'est où je voulais en venir Éric, c'est pas ce que je pensais « qu'était vraiment », je me suis dit au premier coup d’œil, c'est que des gens intéressés pour avoir des belles places, que pour leurs propres intérêts, et qui s'en fichent un peu des gens. J'ai pas voulu croire à çà. Je l'ai vu tout de suite bien sûr, je suis pas naïf.

Zemmour : Ça c'est dans tous les camps.

Doc Gynéco : Le politicien en général.

Zemmour : Alors y'a peut-être une autre hypothèse, c'est que votre engagement politique en faveur de Sarkozy n'était qu'une opération de marketing, vous étiez déjà au fond du trou à l'époque, que l'on vous a glissé une petite enveloppe disent certains…

Naulleau : Est-ce que vous avez été payé pour soutenir Sarkozy. « Déballons les histoires » : est-ce qu'il y a une contrepartie qui était une rétribution, oui ou non ?

Doc Gynéco : Il n'y en a pas, mais l'idée justement, c'est ça. C'est des gens qui recherchent que de l'honneur, la gloire, donc à partir du moment où tu te mélanges avec eux, cela crée tout ça dans l'imaginaire des gens. Les gens, qu'est-ce qu'ils disent ? « Mais gynécos c'est le canard enchaîné », tout de suite, « Il a touché de l'argent », peut-être aussi que je fréquente Carla etc. Non rien de tout ça. Lui c'est un professionnel, il savait que tout ça allait arriver, c'était à lui de me protégé, il a qu'un mot à dire.

Zemmour : C'est pas votre mère !

Naulleau : Comment cela s'exprime le ressentiment et l'hostilité du rap à votre endroit, après votre engagement Sarkoziste ? Ça prend quelle forme ? C'est juste des remarques désagréables, vous avez été ostracisé, qu'est-ce qui se passe ?

Zemmour : Des insultes, des menaces ?

Doc Gynéco : À ce moment-là, dans le rap il y avait une place à prendre, il y avait beaucoup de bling-bling, beaucoup de stéréotypes, de clichés, de femmes à poil etc. machin… Lui, l'Islam, il rentre dans le rap. Parce qu'on devait parler de l'islam en France, mais on peut parler de l'islam dans le rap, Il y a un vide, il n'y a pas de spirituel, rien. L'islam c'est une religion très forte, des gens sérieux qui rappent, qui disent des choses, qui ont des valeurs, ils sont monothéistes, ils croient en Dieu, donc ils proposent quelque chose aux jeunes qui veulent se convertir. Les mecs disent « J'ai pas envie d'aller à Ibiza Doc, j'ai pas envie de passer ma vie dans des raves parties ». Ils entendent des discours super intelligent, pas par des mecs forcément extrémistes. C'est pas cette religion qui a un problème. En elle-même elle est bien, c'est quand elle rencontre le hip-hop.

Zemmour : Alors qu'est-ce que ça donne ?

Doc Gynéco : Un cocktail Molotov ! Ça peut t'emmener vers le terrorisme, la violence. Quand ils se croisent ces gens de boîtes de nuit, les meufs à poil, tout ça. Le concept du Mac, cela vient d'Harlem, cela vient des États-Unis, les gens dans les salons de Saint-Germain adore ça…

Naulleau : J'en connais, mais vous répondez toujours pas la question ! Comment s'exprimait cette hostilité du rap à votre endroit, après votre engagement avec Nicolas Sarkozy ? Il n'y a pas grand-chose de tangible… Vous avez été menacés, vous avez été insultés ?

Doc Gynéco : Oui !

Naulleau : Et ben dites le ! C'est pas à moi de le dire…

 

 

Doc Gynéco : Forcément, on est en pleine campagne électorale, les Mecs sont remontés à bloc. Moi j'ai essayé à chaque fois de créer des ponts, faire des liens, « Aller… machin ». Sarkozy, je sais pas d'où c'est venu, peut-être que c'est des médias, dans le hip-hop ça passait pas, et moi c'était mon rôle d'aller vers lui.

Zemmour : C'était votre rôle ?

Doc Gynéco : Oui, mais c'est des insultes Éric, c'est pas des choses intelligentes, ou intéressantes. C'est que des : « On va te faire ceci, on va te faire cela… » ou « Tu es un traître », je ne sais pas quoi… Aujourd'hui il y a la moitié de ces gens-là qui sont revenus sur leurs dires.

Naulleau : Alors maintenant, votre situation aujourd'hui. 700 000 albums vendus de « Première consultation ». Maintenant vous en êtes où ? On a dit « Doc Gynéco, commercialement il est au fond du trou, il vend plus un album, il est au RSA » que sais-je, c'est quoi la vérité ? On est là pour entendre la vérité !

Doc Gynéco : La vérité c'est que mon album, il est revenu dans le top album, en ce moment. Donc la question que je me pose, peut-être que Sardou il avait raison, à un moment il a dit « Vous l'avez pas laissé finir son travail, vous l'avez pas laissé finir de dire ce qu'il avait à dire ».

Naulleau : Ou alors c'est Zemmour qui a raison, vous faites repentance, du coup votre album revient dans le classement des meilleures ventes…

Zemmour : Exactement. Vous avez fait tout ça pour ça !

Doc Gynéco : Nan ! Tu peux pas calculer… Quand tu as du succès et que tu l'as calculé, cela se sent. Tu ne dureras pas longtemps.

Naulleau : Mais comment vit un artiste, qui a eu beaucoup d'argent à un moment, qu'il a dépensé un peu à tort et à travers, c'est vous qui le dites, vous avez un peu distribué autour de vous. Comment il vit aujourd'hui ? Il ne fait plus de disques, plus de tournées. Voilà, c'est un mystère pour moi…

Doc Gynéco : Mais on fait toujours des tournés en fait, l'artiste en ce moment à cause de la crise des maisons de disques, tous les artistes, il y en a pas mal et vous le savez très bien, Il font… C'est de l'illusion.

Naulleau : Vous, vous ! Pas les artistes en général, on s'en fiche, c'est Doc Gynéco qu'on reçoit.

Doc Gynéco : C'est de la scène, du live…

Naulleau : Donc c'est faux ce qu'on lit, que vous êtes à fond de cale, que vous êtes au pôle emploi, que sais-je…

Doc Gynéco : Non, c'est complètement faux ! Cela a été mal interprété pendant la période électorale.

Naulleau : On est là pour élucider les choses. Très bien.

Doc Gynéco : Sarkozy, et la droite, je sais pas ce que c'est la droite, réellement.

Zemmour : Eux non plus ils ne savent pas, vous inquiétez pas…

Naulleau : Mais Zemmour sait…

Zemmour : Il ne m'écoute pas (dit-il en riant).

Doc Gynéco : Quelqu'un de ma génération, à partir de Giscard, il connaît la droite, après on ne connaît plus.

Naulleau : Moi je vais vous dire ce que c'est la droite Doc Gynéco, la droite est un milieu politique dangereux à fréquenter pour les artistes, parce que j'observe que tous ceux qui ont soutenu Sarkozy, c'est un peu comme les sept boules de cristal, c'est une malédiction, Ils ont tous dévissé ! Votre collègue Faudel, vous, cela leur a coûté cher…

Zemmour : Mais parce que… il faut finir ta question si tu me permets. Ils ont dévissé parce qu'il y a une hostilité incroyable, un sectarisme incroyable, du milieu bien-pensant de gauche chez les artistes aujourd'hui.

Doc Gynéco : À partir du moment où moi je me dis, la gauche a une belle idée, la droite va suivre. Non ! C'est une guerre idéologique…

Zemmour éclate de rire.

Naulleau : Vous êtes impressionnant dans la naïveté, il y a d'autres mots qui me viennent à l'esprit, c'est…

Doc Gynéco : À ce Moment-là on arrête de voter les mecs…

Naulleau : C'est impressionnant là !

Doc Gynéco : Si c'est un milieu, où on doit savoir que les gens qui sont dedans, Ils sont pas bon pour nous, alors en même temps pourquoi est-ce qu'on continue à parler d'eux, à leur donner les clés de notre destin ?

Zemmour : On ne dit pas ça !

Naulleau : Alors Doc Gynéco, 2013, c'est l'année du retour, on parle d'un nouvel album, d'une nouvelle tournée, là aussi démêlons le vrai du faux, parce qu'apparemment tout ce qu'on dit est faux…

Doc Gynéco : je suis en train d'écrire et j'essaie de trouver le bon moment. Aujourd'hui n'écoutez pas les gens qui vont vous dire que « Oui, on peut pas sortir un album » etc. Avec le net, n'importe qui sort une chanson dans la seconde…

Zemmour : Ça on l'avait remarqué ! Et il la sort n'importe quand.

Doc Gynéco : Ouais, d'abord on a vu 1 milliard de vues sur le coréen Psy, on connaît le niveau de lecture d'Internet, donc cet album je peux le faire quand je veux…

Naulleau : Vous avez déjà commencé à l'écrire ? Il y a une chanson sur Sarko dedans ?

Doc Gynéco : Il y aura une chanson c'est sure, sur ce dont on a parlé aujourd'hui, voilà, est-ce que c'est un complot, un plan etc.

Naulleau : La chanson s'appelle « Mea culpa » ou pas ?

Rire de Zemmour.

Doc Gynéco : Non c'est pas mea culpa…

Naulleau : Je demande. Je pose des questions.

Doc Gynéco : Ça peut prendre cette direction là, mais c'est juste que, une déception du politicien, tous les milieux on sait que c'est pas extraordinaire…

Zemmour : Vous me faites marrer, vous tapez sur les politiciens, alors que ceux qui vous ont tiré dessus ne sont pas les politiciens… Mais votre milieu d'artistes et de pseudos artistes plus sectaires les uns que les autres. Excusez-moi ! C'est eux qui vous ont menacé, c'est pas les politiciens, il faut remettre les choses à leur place, c'est votre milieu qui est beaucoup plus pourri que les milieux de politiciens.

Doc Gynéco : C'est vrai ! C'est vrai !

Naulleau : Déçu des politiciens dans l'affaire, quand même, je note !

Zemmour : Non mais on est toujours déçu par la politique. La politique c'est une fabrique à illusion. Normal.

Naulleau : Mais il le savait pas le Doc !

Zemmour : Il aurait dû me voir avant…

Doc Gynéco : Voilà. Mais à ce moment-là, c'est la première fois on va dire Éric, que dans le rap, les mecs s'intéressaient à la politique…

Zemmour : Grâce à vous ?

Doc Gynéco : Pas grâce à moi ! À cause de moi.

Zemmour : J'ai bien compris… C'était de l'ironie mais c'est pas grave.

Doc Gynéco : Arrête ! (il éclate de rire)

Naulleau : Mais on finit sur le côté artistique, on parle d'une collaboration avec vous, avec Booba, ce serait produit par Clément, est-ce qu'on peut ressortir quelques informations de cette séquence ?

Doc Gynéco : Clément d'Animalson, qui travaille avec les meilleurs rappeurs en ce moment : Booba…

Naulleau : Est-ce qu'il est dans le coup de votre album ?

Doc Gynéco : C'est avec lui que je fais mon prochain album.

Naulleau : Parfait. Il aura une collaboration avec Booba, ça c'est vrai aussi ? Sur l'album…

Doc Gynéco : Non… pas pour l'instant. C'est pas au programme.

Naulleau : J'ai bien fait d'insister !

Doc Gynéco : C'est pas au programme. Oui pour revenir sur ce milieu hip-hop et tout ça (en regardant Zemmour), c'est quelque chose de bon, je te promets, c'est une musique qui est bonne. Elle vient d'Harlem… C'est les blacks américains qui ont inventé ça, c'est pas n'importe quoi, mais à un moment, ici cette musique elle est un petit peu mise dans une boîte, elle est coupée de sa base, de ses racines. Les maisons de disques pensent qu'elles vont pouvoir trouver un nouveau rappeur tous les six mois, et les plus énervés les uns que les autres, qui dit le plus d'horreur possible, mais c'est pas vrai, c'est une vraie musique qui a une âme…

Naulleau : C'est Zemmour qu'il faut convaincre.

Naulleau : Comme vous avez fait un duo avec Tapis ? Est-ce que l'on peut imaginer un duo avec Zemmour sur le prochain album ?

Rires de tout le monde.

Naulleau : Ou est-ce que c'est vraiment exclu ? Sachant qu'il exigera d'écrire les textes. Est-ce qu'on assistera à l'introduction de l'imparfait du subjonctif dans le rap ? Ça peut être un très grand moment… Et de l'alexandrin…

Doc Gynéco : C'est comme ça que ça va finir, c'est sur, parce qu'en tout cas, il a le punch des rappeurs.

Naulleau : Puis il est tellement populaire parmi les rappeurs, moi il me tarde d'assister à son enregistrement.

Naulleau : Merci d'être passé par notre plateau Doc Gynéco. N'oubliez pas de prendre un nouveau rendez-vous auprès de notre secrétariat avant de sortir.

Share

0 réflexion au sujet de « Doc Gynéco interviewé par un Facho et un Barbu »

Laisser un commentaire