La Saga du Rap Allemand – Episode 1 sur 2 [ÉCOUTER]

 

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Inconnu dans l’Hexagone, le rap allemand est super actif en Europe. Il accueil le plus grand festival européen de Hip-hop, le Splash! Festival.

Laissez vous guider de l’autre côté du Rhin pour découvrir l’histoire et la géographie du « Deutsch rap ».

Des débuts timides

Au départ sensibilisé au rap par des soldats US envoyé en RFA, les MC’s allemands patienteront jusque 1989 pour franchir le pas. Avant cela, poser en allemand sonnait « bizarre », comme en témoigne les b-boys de l’ancienne école berlinoise Dj Mesia ou Marcus Staiger, à l’origine de Royal Bunker. Fait d’antologie, le premier son mis dans la boîte, Age of the Atom de Bionic Force (anglophone), serait de 1986 :

 

220px-Krauts

Krauts With Attitude (1991) fut la toute première compil‘ à…

 

 

…regrouper des artistes qui deviendront des pointures comme LSD [Clip] :

 

Un rap aux multiples visages

A l’inverse d’un HH français très centré sur Panam, le mouv’ allemand a muté par étapes chronologiques et géographiques, grâce aux éclosions successives de plusieurs agglomérations.

Heidelberg, Stuttgart, Hambourg puis Berlin ont fait évoluer cette culture au cours des deux dernières décennies, imposant leur style à chaque époque. Munich et Francfort ont également posé leurs griffes, mais moins par rapport à la scène d’ Hambourg ou Berlinoise.

Heidelberg

Heidelberg

 

Nous sommes en 1992 et depuis une ville de 140 000 habitants, Torch avec son crew Advanced Chemistry bouleverse la scène allemande avec « Fremd im eigenen Land » (Etranger dans son propre pays) [Clip] : 

U

n morceau rebel, suivant le discours d’origine de la Zulu nation, à laquelle faisaient partis les artistes du groupe. A partir de là, ça va secouer.

Stuttgart

Stuttgart

 

 Après Advanced Chemistry et son rap sérieux et conscient, Die Fantastischen Vier est très festif. Leur premier skeud sort en 1992, le single « Die Da » est le premier hit du rap en Allemagne à rapporter de l’argent grâce aux radios et aux magasins. Les 4 Fantastiques sont donc pour l’Allemagne un genre de Benny B : un son léger, des thèmes faciles, ça se doit d’être poli pour les mamies, d’aillleurs en Allemagne comme en france avec Larso…

Fanta Vier, avec « Die da » (celle-là) [Clip]  :

Stuttgart enfante la 2e génération

Le groupe Freundeskreis prend tardivement la succession des Fanta Vier, en virant à l’ouest musicalement : en 1997, Stuttgart est alors le fer de lance du rap conscient et bien écrit, mettant en avant le multiculturalisme en Allemagne et fustigeant le racisme.

La nation se rend compte que l’on peut tout à fait poser en allemand et sortir des lyrics sensés. Cette ville étudiante héberge aussi un milieu underground très actif, tiré par le grand boom des ventes de Freundeskreis avec l’album très estimé Quadratur des Kreises (La quadrature du cercle), désormais un classique. A l’instar des IAM et NTM, ils forment des entités importantes de l’âge d’or du rap allemand : grâce à eux, le hip-hop est perçu comme respectueux et respectable.

 

 

En 2007, Freundeskreis enregistrait un best-of : « FK 10 ». Lors d’une interview, le groupe remarquait le manque de relève dans la veine du rap politisé. Ils ne sont plus là les engagés, les animateurs sociaux et les activistes altermondialistes. Les membres du groupe travaillent en solo et le chef du gang, Max Herre est devenu un personnage apprécié, depuis « 1ste Liebe » feat. Joy Denalane : une crème aux influeunces soul :

Hambourg

Hamburg

 

Hambourg, la deuxième plus grande ville allemande, fut la relève de Stuttgart en terme de détonateur, mais ils sont à l’opposé de leurs ainés, ils font du rap pas vraiment  » sérieux « . Samy Deluxe et Beginner baigne dans un son cool et festif : 

 

Autre rap cool, le cultissime « Nordisch By Nature », de Fettes Brot [Clip] : 

 

Beaucoup de rappeurs de Berlin se foutent de cette époque en la qualifiant de « rap d’étudiant ». A Berlin, le « vrai » son, c’est celui de la rue.

Ils reconnaissent cependant que Stuttgart a insufflé un nouveau visage au deutsch rap et a déployé une vulgarisation de celui-ci dans la culture. Freudeskreis et consort attirent même les familles de la classe moyenne allemande…

Voir la suite : Berlin qui impose une nouvelle norme Gansta…

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